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Hospitalisée depuis trois semaines, la victime a gardé le rétroviseur de la voiture qui l'a percuté, en pleine nuit avenue de Muret à Toulouse./ photo DDM, Thierry Bordas

«Ce chauffard ne doit plus pouvoir nuire»

Témoignage

Victime d'un chauffard début septembre en pleine nuit, un Toulousain souffre depuis sur son lit d'hôpital. Le responsable de l'accident a pris la fuite et n'a pas été identifié.

«Il faut que ces gens-là soient mis hors d'état de nuire !» Cloué dans son lit, à la clinique Saint-Jean de Languedoc, Patient, un commerçant de 40 ans, en a assez. Vers 3 heures du matin, dans la nuit du 31 août au 1er septembre, il a été percuté, avenue de Muret à Toulouse, par une voiture qui a pris la fuite. Sévèrement blessé, il a écopé de 45 jours d'incapacité temporaire de travail. Un arrêt officiel, sans doute loin du temps qui lui faudra pour recommencer à pouvoir travailler ; Et aujourd'hui, alors que les policiers de la brigade des accidents du commissariat central continuent d'enquêter, Patient espère voir le chauffard qui l'a fauché répondre de ses actes.

«On sortait du magasin cette nuit-là avec trois copains vers 3 heures. J'ai tiré la grille et me suis approché de la voiture de mon cousin. J'ai ouvert la portière mais j'ai vu au loin une voiture qui arrivait à vive allure, relate Patient. Il zigzaguait. J'ai refermé la portière et me suis collé à la voiture. Le conducteur a perdu le contrôle sur les rails du tram. Quand il a redressé, il est venu taper l'arrière de la voiture.»

«J'ai perdu connaissance»

La victime a alors le réflexe de sauter sur le capot du chauffard. «Il m'a pris au niveau du tibia. Ma tête a cogné son pare-brise. J'ai perdu connaissance.» Le chauffard a alors freiné et Patient a été projeté sur la chaussée. «Mes cousins ont essayé de le courser mais il a fait demi-tour sur les rails du tram et il est parti.»

Policiers et pompiers se sont immédiatement rendus sur place. La victime a été prise en charge par le Samu tandis que la police a quadrillé le secteur, en vain. «À mon avis, ce sont des gens qui faisaient les fous mais ils n'ont pas conscience des conséquences de leurs actes.»

Après près de trois semaines d'hospitalisation, Patient souffre toujours. Il n'a pas pu reprendre son activité. «Le plus important, ce n'est pas l'argent, mais il faut que cette personne soit arrêtée avant de tuer quelqu'un. J'espère que mon témoignage pourra permettre de l'interpeller.»

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