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Varois tués par un chauffard en Italie: 21 ans de prison confirmés en appel

L'assassin se pourvoit en Cassation , le 11 mars 2015 à 10 heures à Rome.

Le verdit de la cour d’appel des assises de Turin a été accueilli ce jeudi matin par des cris de joie. Au terme d’un procès assez déroutant, les jurés ont finalement confirmé le premier jugement du tribunal d’Alessandria en juillet 2012, en reconnaissant l’homicide volontaire sur les quatre varois et en condamnant une deuxième fois Ilir Beti à 21 ans et 6 mois de prison.

Les familles Lorin et Reynard, présentes à l’audience, se sont écroulées de soulagement, s’embrassant, pleurant. « Beti a ce qu’il mérite », sourit enfin Yves Renard, le père d’Audrey.

« On ne fait pas le deuil de nos enfants, mais au moins, Beti a été puni à la hauteur de ses actes », dit Christine Lorin, la mère de Vincent, les yeux trempés. Jointes par téléphones, les autres familles, restées en France, n’y croyaient plus.

« J’ai pleuré de joie en apprenant le verdict », tremble encore Silvana Boette, la mère de Laurent, seul survivant de la voiture des varois.

« Je pensais que c’était cuit, vous ne pouvez pas savoir comme je suis soulagée », souffle Marie-Laure Lorhman, la mère de Julien Raymond. Au téléphone aussi, Marie Maggio laisse éclater sa joie : « J’en ai des frissons partout, j’ai appelé notre avocate, elle pleurait aussi ».

Le doute s’était installé depuis mardi

Pourtant le procès en appel qui a débuté mardi avait installé le doute dans l’esprit des familles des victimes. Le procureur général avait en effet plaidé l’homicide involontaire,a contrario de son homologue du tribunal d’Alessandria. Mardi, il avait requis l'abaissement de la peine à 13 ans et quatre mois.

Ce jeudi matin, le second avocat d’Ilir Beti, le ténor Franco Coppi, a minutieusement démonté les preuves à charge, martelant qu’ « un homme roulant en état d’ébriété ne peut pas être considéré comme quelqu’un qui a prémédité un accident mortel ».

Toute sa plaidoirie a tourné autour du fait que l’ivresse et la somnolence au volant ne pouvaient caractériser « une volonté de tuer ». L’audience a été suspendue une heure et demi pour que les jurés délibèrent.

Les familles des victimes, extrêmement tendues, sont passées par tous les stades d’émotions : de l’abattement au sursaut de confiance en passant par la colère. Une colère criée aux jurés juste avant la suspension d’audience.

« Ce n’est pas une erreur, c’était un massacre. Beti a assassiné nos enfants », a hurlé Christine Lorin avant d’être calmée par les « carabinieri », les policiers italiens.

Le chauffard le plus lourdement condamné d'Europe

Finalement, à 11h30, le président du tribunal, Alberto Oggé, encadré par les jurés, lit dans sa barbe le jugement. Silence dans la salle qui tente de capter des mots inaudibles.

Soudain, l’avocate de la partie civile, Sabrina Visone, arrivée seulement pour entendre le verdict, se retourne et lance aux familles : « Il confirme la peine ». Explosion de joie sur les bancs du public.

Si Ilir Beti peut encore se pourvoir en cassation, il reste pour l’instant le chauffard le plus lourdement condamné d’Europe.

Varmatin.com - Marielle Valmalette

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